C’est officiel : les casques moto changent de norme à partir du 1er juillet, voici ce qui vous attend

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Le 1er juillet marque l’entrée en vigueur d’une nouvelle réglementation européenne pour tous les casques moto. Après dix-sept ans de bons et loyaux services, la certification ECE 22.05 cède sa place à la norme ECE 22.06, plus exigeante. Que change réellement cette évolution pour les motards du quotidien ? Les propriétaires de casques conformes à l’ancienne homologation doivent-ils s’inquiéter ?

L’Europe harmonise depuis 2007 les standards de protection des casques avec la norme ECE 22.05. Cette homologation, qui a accompagné des millions de motards, arrive aujourd’hui à son terme. Son successeur, l’ECE 22.06, impose des critères d’évaluation nettement plus sévères aux fabricants. Tous les casques commercialisés sur le Vieux Continent devront désormais répondre à ces nouvelles exigences, même si les modèles déjà en circulation restent parfaitement légaux.

Des protocoles de test multipliés par trois

L’ancienne réglementation soumettait les casques à des épreuves d’impact contre deux enclumes à 27 km/h, complétées par une chute depuis 3 mètres, soit une vitesse de 7,5 m/s. Six zones d’impact seulement faisaient l’objet de vérifications. Le nouveau protocole triple ce nombre pour atteindre 18 points de contrôle et impose trois chocs à des vitesses variables. La résistance se mesure désormais par projection à 215 km/h, tandis que la visière subit elle aussi des tests spécifiques contre les rayures et les impacts. Un capteur interne permet en outre d’évaluer précisément la résistance à l’abrasion.

Ce qui demeure, ce qui évolue

Certaines obligations traversent les deux normes sans modification. L’étiquette blanche portant la lettre E suivie du code du pays certificateur reste obligatoire. Les quatre bandes réflectorisées positionnées à l’avant, à l’arrière et sur les côtés continuent d’équiper tous les modèles homologués. La jugulaire conserve elle aussi ses critères de résistance imposés. Seul le niveau d’exigence des essais grimpe vraiment, comme le souligne Eric Thiollier, président de la Fédération française des motards en colère : « Les épreuves seront plus réalistes et complètes ».

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L’ombre d’une hausse tarifaire

L’inquiétude principale concerne l’évolution des prix. Des tests plus complexes engendrent des coûts de certification supérieurs, susceptibles de se répercuter sur les tarifs finaux. Eric Thiollier tempère toutefois : « Le prix de l’homologation augmentera, et une partie pourrait se refléter sur le tarif public, mais cela ne doit pas servir de prétexte pour gonfler excessivement les prix des casques encore certifiés selon l’ancienne norme ».

Période de transition et droits acquis

Les motards équipés d’un casque ECE 22.05 peuvent circuler l’esprit tranquille. Leur équipement demeure légal même après le 1er juillet. Les distributeurs conservent d’ailleurs le droit de vendre ces modèles jusqu’au 31 décembre 2023. À partir du 1er janvier 2024, leur mise sur le marché sera interdite, mais leur utilisation sur route restera autorisée sans limitation de durée. Rouler avec un casque non homologué, selon l’article R431-1 du Code de la route, expose à une amende de 90 euros et au retrait de 3 points sur le permis.

Cette transition progressive vers des standards de protection renforcés offre aux motards des équipements technologiquement plus avancés, tout en respectant les investissements déjà consentis.