Samuelsson ne lâche rien sur l’électrique, mais ajuste le calendrier. L’échéance 100 % électrique de 2030 pourrait glisser de quelques années. La raison ? Infrastructures et demande ne suivent pas encore le rythme annoncé.
Le patron de Volvo maintient sa vision d’un constructeur entièrement tourné vers les véhicules à batterie, tout en faisant preuve d’un réalisme nouveau. L’objectif de ne commercialiser que des modèles électriques à partir de 2030 subit un ajustement probable. Les plug-in hybrides deviennent ainsi une technologie de transition indispensable dans cette période charnière.
Pragmatisme face aux infrastructures
Samuelsson pointe un constat simple : le réseau de recharge et l’appétit du marché restent insuffisants pour basculer totalement. « Volvo sera plus fort si nous électrifions plus rapidement », affirme-t-il, avant d’ajouter : « mais nous devons aussi être pratiques ». Cette approche mesurée traduit une adaptation aux réalités du terrain plutôt qu’un reniement des ambitions.
Coûts et tensions géopolitiques
Le report du lancement de l’EX90, grand SUV électrique de la marque, a coûté des millions au constructeur suédois. Les droits de douane américains et européens sur les véhicules électriques chinois compliquent encore l’équation. Face à ces contraintes, Volvo a relocalisé la production de l’EX30, modèle populaire, de la Chine vers la Belgique.
Pression chinoise et alliance stratégique
« En Chine, des marques comme BYD, Xiaomi et Zeekr détiennent déjà plus de la moitié du marché. Elles pénètrent maintenant l’Europe », explique Samuelsson. Cette offensive accroît la pression concurrentielle. Le dirigeant voit néanmoins dans les liens avec Geely un atout stratégique majeur pour naviguer dans ce contexte tendu.
Menace américaine et transparence
Aux États-Unis, un dossier encore plus délicat se profile : Volvo risque une interdiction de vente en raison de son propriétaire chinois. Samuelsson reste serein dans sa réponse : « Volvo est une société cotée en bourse avec une gouvernance stricte. Nos données ne vont pas en Chine, et aucun modèle ne contient de composants chinois. Nous devons le faire comprendre aux autorités. »
Vision darwinienne du secteur
Le patron de Volvo esquisse un avenir sans concession : « Dans dix ans, la voiture sera entièrement électrique et moins chère. Mais il ne restera de la place que pour quelques acteurs mondiaux : quelques marques américaines et européennes, plus deux à trois géants chinois. » Cette prophétie dessine un paysage automobile concentré où seuls les plus solides survivront.
Retour temporaire et philosophie du vrai
Samuelsson qualifie son propre retour de temporaire. Son contrat ne dure que deux ans, période durant laquelle il prépare ses successeurs. Sa philosophie de direction tient en une formule directe : « Si rien d’autre ne fonctionne, dites simplement la vérité. »
Entre convictions électriques inébranlables et adaptation pragmatique, Volvo navigue dans une industrie en pleine recomposition, où seuls les plus lucides survivront à la décennie qui vient.

Moi, c’est Lucas. Je ne suis ni un pilote professionnel, ni un ingénieur motoriste de haut vol. Je me définis plutôt comme un “touche-à-tout” de la route, quelqu’un qui a passé autant de temps sur la selle qu’à genoux dans son garage avec une lampe frontale. Pour moi, le plaisir de conduire ne se mesure pas seulement en chevaux-vapeur ou en vitesse de pointe, mais dans ces petits détails qui font qu’une machine a “un truc en plus”. J’écris ici pour apprendre autant que pour transmettre, en espérant que mes modestes conseils et récits vous seront utiles lors de votre prochaine sortie.




