Le constructeur au losange vient de lever le voile sur un SUV électrique qui ambitionne de bousculer les codes. 272 chevaux, technologie 800V et production 100 % française : voilà qui ravive l’ambition hexagonale dans l’univers de la mobilité électrique. Ce flagship affiche également une particularité rare, l’absence totale de terres rares dans son moteur.
L’ambition de Renault pour les prochaines années prend forme avec la révélation d’un véhicule phare dont les caractéristiques techniques promettent de marquer les esprits. Luca de Meo, PDG du groupe, a esquissé lors d’une conférence les grandes lignes de cette stratégie tournée vers l’électrification totale de la gamme et la relocalisation de la production sur le territoire français. Ce projet s’inscrit dans une démarche où le passé inspire le futur, une philosophie déjà incarnée par plusieurs modèles présentés au Mondial de l’Auto de Paris, dont la R5, la 4L et le prototype Morphoz dérivé du Scenic.
Une plateforme pensée pour l’autonomie et l’intelligence embarquée
Ce SUV électrique repose sur une architecture inédite baptisée SDV, acronyme de Software-Defined Vehicle. Comme son nom l’indique, cette plateforme place le logiciel au cœur de l’expérience de conduite. Renault s’associe aux services Cloud de Google pour développer un écosystème numérique avancé. L’approche rappelle celle adoptée par Tesla, avec une priorité donnée à la conduite autonome et à l’intégration de supercalculateurs dans le châssis. Un ou deux de ces calculateurs prendront place directement dans la structure du véhicule pour piloter l’ensemble des fonctions.
La collaboration s’étend également à Qualcomm, chargé de concevoir une puce sur mesure capable de supporter les exigences d’un tel système. Cette dimension technologique confirme la volonté du constructeur de rivaliser avec les acteurs les plus innovants du secteur.
Un moteur tricolore sans terres rares
Sous le capot, la motorisation développe 200 kW, soit 272 chevaux. Elle résulte d’un partenariat entre Renault et Valeo, équipementier automobile français. L’originalité de ce bloc réside dans l’élimination totale des terres rares, ces matériaux coûteux à extraire et présents en quantités limitées dans la nature. Ce choix technique répond à une double exigence environnementale et stratégique. La production de ce moteur sera assurée à Cléon, en France, renforçant l’ancrage industriel national du projet.
Une batterie haute tension fabriquée à Douai
L’ensemble moteur et batterie adopte une architecture 800V, gage de recharge accélérée par rapport aux standards actuels. La batterie affiche une capacité de 90 kWh et sortira des chaînes de l’usine de Douai. C’est également dans ce site français que sera assemblé l’intégralité du véhicule, de la carrosserie aux derniers ajustements. Cette cohérence territoriale illustre l’engagement du losange en faveur de la souveraineté industrielle et de la relocalisation de la production automobile.
Ce SUV électrique flagship incarne la convergence entre innovation technologique, ambition écologique et savoir-faire tricolore dans un projet qui redéfinit les contours de la mobilité électrique française.

Moi, c’est Lucas. Je ne suis ni un pilote professionnel, ni un ingénieur motoriste de haut vol. Je me définis plutôt comme un “touche-à-tout” de la route, quelqu’un qui a passé autant de temps sur la selle qu’à genoux dans son garage avec une lampe frontale. Pour moi, le plaisir de conduire ne se mesure pas seulement en chevaux-vapeur ou en vitesse de pointe, mais dans ces petits détails qui font qu’une machine a “un truc en plus”. J’écris ici pour apprendre autant que pour transmettre, en espérant que mes modestes conseils et récits vous seront utiles lors de votre prochaine sortie.




